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Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 17:00
Bien que nous ayons fait les démarches pour supprimer ce blog, en raison de notre opposition à la publicité déroulante, nous n'y parvenons pas.

Nous demandons aux lecteurs qui s'égareraient ici de nous rejoindre sur notre UNIQUE et SEUL blog : cherryplum sur canalblog
Par les.consommatrices.repenties
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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 08:43

En supermarché écologique, bien sûr, mais en supermarché tout de même.
Bien sûr, c'est super pratique. Hier, après avoir découvert avec ébahissement l'agrandissement soudain de ma déjà plus si petite biocoop, j'en ai profité pour acheté une brosse à cheveux, une veilleuse pour mon fils, puis j'ai parcouru avec envie le rayon livre et celui sur les peintures... J'ai halluciné devant l'immense rayon "santé" (avons-nous véritablement besoin de tous ces compléments alimentaires pour être en bonne santé?) et j'ai frôlé l'évanouissement (j'exagère ? Bon, un petit peu) devant le rayon gateau, patisseries, cochonneries...
Comme quoi, on peut maintenant consommer "bio" sans rien revoir à son mode de vie.

Ca me chiffonne pour au moins deux raisons.
- On sait bien que les supermarchés tuent l'emploi, que les rapports humains qu'ils induisent ne sont pas les plus spontanés, agréables etc. Un supermarché bio n'échappe pas à la règle. Il a presque la même capacité de pression qu'un gros, aussi peu d'empoyés... mais peut-être des salaires et des horaires un peu plus décents, je n'en sais rien. Je suppose qu'il y a aussi des gens qui font ce boulot sans conviction mais parce que c'est le nouveau créneau qui rapporte et qu'il y a de l'argent à gagner là...
- Pour moi, consommer bio participe d'une réflexion que j'espère assez large sur l'avenir de mes enfants et de notre planète. Acheter des gateaux bios, suremballés (un peu moins qu'en supermarchés quand même) produits loin de chez moi avec des produits peut-être hors saison n'a aucun sens. Certes, à tout faire, il vaut quand même mieux qu'ils soient bios, au moins la terre qui aura servi à faire pousser les céréales n'aura pas été dégradée et au moins on ne s'empoisonne pas en les mangeant, mais il me semble quand même que c'est dommage de proposer ce type de produit.
Evidemment, comme me faisait remarquer Stéphanie dans "et maintenant quoi", chacun est responsable de ce qu'il fait, et il suffit de ne pas acheter ce qu'on estime ne pas devoir acheter...

N'empêche, je me garde le droit d'être déçue par cette évolution du marché de la "bio"...

Par Aspen
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Mercredi 12 septembre 2007 3 12 /09 /Sep /2007 13:35

...

Parce que vous avez peur, vous vous empêchez de...

Par cherry plum
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /Sep /2007 14:56

En ces temps légèrement troublés (vous voulez un dessin ? plusieurs dessins ?) on en vient souvent à baisser les bras : il y aurait tellement à faire, tellement de combats, petits ou grands, à mener qu'on ne sait plus bien par quoi commencer, dans quoi s'impliquer réellement, ce qui servirait à quelque chose...
En ce moment, je me bats au côté des parents d'élèves de mon école pour l'ouverture d'une 7e classe qui permettrait entre autre l'accueil des petits de deux ans, je tente de faire signer une pétition pour les abeilles (je n'avance pas fort de ce côté-là) j'essaie de rester engagée dans la lutte contre la base élèves... etc. Mais honnêtement, il arrive que mon énergie se dilue bien au delà de l'efficace, que je fatigue et me décourage... et surtout, tous les jours, je trouve que ça ne suffit pas qu'il faudrait faire bien plus, être sur tous les fronts à la fois...
Bien sûr, c'est impossible.

Dans ces moments-là, je me rappelle que je ne suis pas la seule à lutter. Que les médias dominants sont devenus champions de la désinformation (il serait peut-être plus juste de parler de non-information) qu'ils relayent toujours les mauvaises nouvelles et jamais les bonnes. Que si on voit le monde par leurs yeux c'est une effrayante catastrophe, les gens sont méchants, le monde est dangereux, la vie mortelle... Alors que si l'on regarde autour de soi, il y a aussi plein de trucs chouettes, des milliers de gens formidables, des relations harmonieuses et sereines, de couple, de voisinage, etc et que si la vie reste mortelle, c'est pour nous aider à en profiter à chaque instant.
Et surtout que quoi qu'il arrive, autant en profiter car s'assombrir, déprimer, désespérer ne feront jamais avancer les choses. Certains pensent que toutes nos pensées font comme un nuage au dessus de nos têtes et que nous percevons toutes ces pensées ambiantes inconsciemment et en sommes influencés.
Il est donc très important de rester positifs, de rester dans l'idée de ne pas se laisser abattre et d'y croire jusqu'au bout.
Allez, aujourd'hui, souriez... et soyez fiers de faire ce que vous faites, mais si vous faites trop peu à vos yeux... Il faut commencer quelque part, puis continuer, chacun à sa mesure.
Bon courage

(Désolée, c'est un peu en vrac, je n'ai pas trop le temps d'améliorer cet article, c'est la rentrée et j'ai repris le travail!!!)

Par Aspen
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Jeudi 23 août 2007 4 23 /08 /Août /2007 21:34

Voici un article trouvé sur le site "Les échos.fr", un site économique. Il n'est pas très gai, désolée... En fouillant sur le web, je n'ai pas trouvé d'autres articles confirmant cette nouvelle, mais j'ai vérifié que la situation des abeilles est de toute façon très très préoccupante. Bonne lecture quand même...

"Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.

C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

« Syndrome d'effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »

PAUL MOLGA"
Pour ceux qui utilisaient encore des pesticides, il n'est jamais trop tard pour arrêter ! (Du moins, j'espère !)

Par Aspen
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Samedi 11 août 2007 6 11 /08 /Août /2007 19:55

Aspen et moi partons en vacances pendant 1 semaine, nous ne posterons donc plus rien jusqu'à lundi prochain.

Je vous laisse avec cet extrait du livre Eduquer sans punitions ni récompenses de Jean-Philippe Faure aux éditions Jouvence.

J'ai choisi ces deux extraits parce qu'ils parlnt de quelque chose que ni Aspen ni moi n'arrivons à mettre en mots alors que nous pensons qu'il s'agit là de notre principale difficulté dans la vie, ce qui nous empêche, presque tous, d'avancer sur le chemin que l'on sait bon pour soi.

" Que crée-t-on quand on conditionne les enfants à agir pour être récompensés ou éviter d'être punis? Un monde de personnes peu libres. Une culture de la peur, avec des gens qui paient les articles des magasins seulement pour éviter d'être pris s'ils partaient avec, et non pas en écoutant leur besoin d'équité. Des gens qui ne dépassent pas les limitations de vitesse à cause des amendes et non pas par respect des autres usagers ou écoute d'un besoin de sécurité collective. Des gens qui fraudent le fisc dès que cela leur paraît possible parce qu'ils n'ont pas été aidés pour développer une appartenance réelle à la société dont ils font partie."

...

"Parce que le maître adopte dès le premier jour le ton et les procédés d'un juge, l'écolier prend naturellement l'attitude d'un prévenu... qui, à chaque instant, peut être pris en flagrant délit d'inattention ou d'ignorance. (citation en avant propos de Henri ROORDA)

Une croyance que je vois comme l'une des plus destructrices est celle de l'erreur. Nous avons été conditionnés à croire qu'il y a des réponses qui sont justes, que nous devons rechercher, et d'autres fausses, à éviter. De plus, nous avons été conditionnés à croire que des autorités extérieures à nous savent ce qui est juste et ce qui est faux."

Par cherry plum
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Mercredi 8 août 2007 3 08 /08 /Août /2007 10:28

Pour celles et ceux qui pensent parfois qu'Aspen et moi nous posons en gourous et croyons détenir LA vérité, je leur livre, en toute amitié, une phrase d'Isabelle Filliozat, qui est ma devise (et je crois pouvoir dire qu'elle est également celle d'Aspen)

Notez que cette phrase peut être adaptée à toutes les catégories que l'on traite sur ce blog : éducation, écologie, SV, connaissance de soi, politique...

"Dans l'absolu, il n'y a pas de bon ou de mauvais chemin. Il y a celui qui me mène à destination, et celui qui m'en éloigne."

Par cherry plum
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Lundi 6 août 2007 1 06 /08 /Août /2007 13:21

Aujourd'hui, par hasard, j'ai découvert le site de Lubin. Si vous vous intéressez à l'école, à l'éducation, au respect des enfants, je vous en conseille vivement la lecture.

J'ai été interpellé autant par les articles que par les commentaires (!!) qui sont parfois d'une grande violence et d'un irrespect caractérisé, comme quoi, toucher à l'institution qu'est l'école et affirmer que les enfants ont des droits ne coule pas encore de source. Pour preuve, cet article et ses commentaires.

Par cherry plum
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Samedi 4 août 2007 6 04 /08 /Août /2007 22:03

Il y a des millénaires, nous avons été taguées par Algrid et Pascal.

J'ai compris que nous devions livrer 7 secrets sur nous. Je commence, Aspen prendra peut-être le relais.

1/ je suis une grande consommatrice de chocolat noir à 70 % et de thé (les deux vont de pair)

2/ j'ai 17 ans d'écart avec mon mari, et, de fait, j'ai une vie de famille très singulière mais extraordinaire

3/ je rêve de vivre de ma plume

4/ j'ai connu Aspen en Terminale. Nous ne nous appréciions pas beaucoup mais nous sommes tombées en amitié lors d'un cours de philo sur "la passion". Depuis, nous ne nous sommes plus quittées et nous sommes liées à vie par nos enfants (elle est la marraine de ma fille et moi de la sienne)

5/ je voudrais : créer une école, ouvrir un orphelinat, enseigner le français à l'étranger, devenir famille d'accueil, faire le tour du monde en famille, échanger ma maison, vivre quelques mois en Afrique, ouvrir des chambres d'hôtes, apprendre l'arabe, le chinois et l'italien

6/ je ne regarde quasiment pas la télévision dans l'année mais j'adooooooooore tous les trucs débiles de l'été! c'est mon côté crétin que je cultive chaque année à la même époque!

7/ j'ai toujours une seconde d'hésitation avant de poster un message sur ce blog. Je vis très mal les commentaires un peu "rock'n roll"

Voilà, j'ai assez honte de ne pas pouvoir citer 7 blogs que je visite puisque je passe assez peu de temps sur internet...

Par cherry plum
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Samedi 4 août 2007 6 04 /08 /Août /2007 18:12

En discutant avec une amie à propos de l'instruction en famille et du fait que le choix n'est jamais proposé aux parents d'inscrire ou non leur enfant dans une école (peu de parents savent qu'on peut instruire soi-même ses enfants, je le constate à chaque fois que j'en parle), je me suis demandé comment la société pouvait fonctionner...

Entendez par là : vous qui avez peut-être parfois du mal, comme moi, à vous faire entendre par votre tribu, comment un type quasiment seul peut-il "régner" sur 60 millions d'individus aussi différents les uns des autres?

Notez que la question mérite d'être posée, non? On voit des chefs d'entreprise contraints à démissionner sous la pression de leurs employés, des mères de famille débordées par leurs enfants, des profs en difficulté dans les classes, bref, un tas de situation où les intéressés n'arrivent pas à "tenir" leur groupe et ce monsieur, au plus hautes fonctions de l'Etat réussit globalement à bien à tenir ses troupes, nous.

Comment faire? La sanction, la répression, les lois? Oui, peut-être mais pas seulement car dans toutes les situations que j'ai énoncées, ce système peut exister sans fonctionner. De plus, les lois et les sanctions se retrouvent dans toutes les formes de société ou de groupement de personnes, il semblerait que ce soit intrinsèque au bon fonctionnement du groupe. Cependant, trop de lois ou des lois injustes amènent le groupe à renverser le meneur, ce qui ne s'est quand même pas fait, au niveau de la présidence de la République depuis de Gaulle, je crois (corrigez moi si je me trompe)

Donc, depuis ce temps, plus ou moins contents, nous acceptons tout de même d'être "tenus, menés, gouvernés" par un seul individu (allez, une petite centaine, pour les chipoteurs, eh alors, ça change quoi au regard de 60 millions de personnes?) et vous savez pourquoi?

Parce que depuis que nous sommes sortis du ventre de notre mère, je devrais d'ailleurs dire : depuis que nous avons été conçus par nos parents, le système, l'Etat nous persuade que nous ne pouvons vivre que par Lui et que, sans Lui, nous courons à notre perte. L'Etat, telle la reine de la ruche, nous rend totalement dépendant de Lui. Dans une ruche, parce qu'elle est la seule à pondre des oeufs, la reine veille sur 40 000 abeilles...

N'ayons crainte, nous sommes pris en charge par les STRUCTURES.

Votre mère aura donc passé les échographies obligatoires, se sera inscrite à la maternité dès son 2ème jour de grossesse, aura rencontré l'anesthésiste qui lui proposera la péridurale puis elle accouchera et dès la fin du congé légal de maternité vous aura déposé à la crèche. Vers 3 ans, vous irez à l'école dont vous ressortirez plus ou moins tardivement puis vous travaillerez dans un domaine que la structure aura parfois choisi pour vous lors d'une orientation de fin de cycle. Comme les abeilles...

Au cours de ces années, une structure vous aura accueilli pour faire du sport ou de la musique, une structure vous aura pris en charge en cas de difficultés scolaires, une autre se sera occupé de votre argent de poche. Bref, depuis que nous sommes petits, on ne nous propose pas de CHOIX (quoique les publicitaires en disent).

Attention, cet article n'est pas une critique du système, je peux comprendre que j'en fais partie, que je le nourris par mes comportements et que, globalement, j'en vis aussi. Je ne critique pas non plus ces fameuses structures dont je parle.

Je regrette juste, qu'à aucun moment on ne nous propose plusieurs alternatives pour notre vie. Pourquoi n'explique-t-on pas à une femme qu'elle peut accoucher chez elle si elle le désire, qu'elle n'est pas obligée d'envoyer son enfant à l'école et bien d'autres choses encore? Pourquoi sommes-nous obligés d'aller chercher les informations seuls?

Simplement parce que tout le monde se mettrait à penser par soi-même, à agir pour ce qu'il croit bien pour lui et pour sa famille. Tout cela déstabiliserait notre bonne vieille République. Dommage, il y a parfois du bon dans le changement!

Par cherry plum
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